samedi 17 septembre 2016

Circuit suisse de triathlon 2016: déboires, victoires, espoirs, désespoir


Ce samedi 17 septembre, à Morat, se déroulait la finale du circuit suisse de triathlon. Le circuit suisse de triathlon est un classement par points qui récompense les triathlètes les plus réguliers d'une saison de triathlon. D'habitude, ma participation à des ironman ne me permettait pas de faire suffisamment d'épreuves pour être bien classé. Mais cette année, j'avais la possibilité de faire un bon classement. J'ai donc mis ce circuit dans mes objectifs de la saison 2016. Voici la rétrospective de mon circuit suisse 2016.

Les épreuves

11 triathlons sont au programme 2016: Wallisellen, Thurgau, Zug, Spiez, Sempach, Nyon, Lausanne, Uster, Locarno, Yverdon et Morat. Les distances vont du sprint au semi-ironman, avec des coefficients de 1 pour les sprints, de 2 pour les olympiques et de 3 pour les semi-ironman. Les 7 meilleurs classements sont comptabilisés à la fin de la saison pour déterminer les vainqueurs du circuit. Je me suis inscrit à 5 épreuves distance olympique. J'ai donc une petite marge de sécurité avec la moins bonne épreuve qui ne comptera pas et une autre qui ne comptera qu'à moitié.

Triathlon de Spiez: déboires

Fin juin, je suis inscrit au triathlon de Spiez. Je ne suis pas encore en forme, mais et d'après la liste de départ, mes chances de victoire sont tout de même grandes. Spiez est au bord du lac de Thoune, dans une des plus belles régions de Suisse. Je me réjouis de donner le meilleur de moi-même sur ce triathlon. Malheureusement, le ciel en décide autrement: Peu avant le départ, un terrible orage s'abat sur la région. Des éclairs tombent sur le lac, des trombes d'eau inondent les routes. L'organisateur ne veut pas jouer avec la sécurité des athlètes et annule l'épreuve. Décision justifiée, mais grande déception et plus de marge d'erreur pour moi.

Triathlon de Nyon: victoire et titre de champion suisse

Comme raconté lors d'un précédent article, je deviens champion suisse de triathlon à Nyon. La course aux points pour le circuit est lancée.

Triathlon de Lausanne: à un fil de la victoire

A Lausanne, je fais une belle course régulière. Je prend la tête en natation, la conserve à vélo, puis malgré une course à pied moins mauvaise que d'habitude, je me fais rattrapé à 4km de l'arrivée. Je donne tout ce que j'ai dans le corps pour suivre mon adversaire, mais l'acide lactique me brûle trop les jambes et la victoire m'échappe pour quelques secondes.

Triathlon d'Yverdon: deuxième victoire de la saison

Pour la première fois de ma carrière, je participais au triathlon d'Yverdon. A une semaine de la fin de la saison, je suis au top de ma forme. Je sors de l'eau avec 3 minutes d'avance, puis augmente cette avance pour franchir la ligne 9 minutes 51 secondes devant le deuxième.

Triathlon de Morat: espoirs et désespoir

Voici l'heure de vérité. Plus que le triathlon de Morat pour savoir si je remporte le circuit suisse de triathlon 2016. Les points se calculent en fonction du retard par rapport au premier du classement général. Le plateau est très relevé. D'après mes calculs, je ne dois pas perdre plus de 10 minutes pour pouvoir remporter le classement annuel. C'est faisable, car je suis en pleine forme. Les conditions sont dures, avec du vent, des vagues, une route mouillée et de la boue en course à pied. Je nage un peu moins bien que d'habitude, mais ai 1 minutes 30 secondes d'avance sur le deuxième de ma catégorie (4 minutes de retard sur le premier). Je réalise une bonne transition et démarre le vélo dans de très bonnes conditions. Je reviens sur l'un des meilleurs cyclistes du circuit et décide de ne pas me mettre dans le rouge en le dépassant, mais de rester à distance réglementaire (10-15 mètres). Tout se passe bien, je suis dans ma meilleure forme de l'année. Mes espoirs de remporter le circuit grandissent de plus en plus, lorsque pfffftttt!!!! un coup de sifflet retentis derrière moi. C'est un arbitre qui considère que je ne respecte pas la distance réglementaire (drafting) et qui me donne une pénalité de 5 minutes. En un instant, tout mes espoirs s'effondrent. Je suis persuadé d'avoir respecté le règlement et que cette sanction est injuste. Je décide de continuer la course, de faire la meilleure performance physique possible et de déposer un recours contre la sanction après l'arrivée. Je dépasse plusieurs triathlètes et pose mon vélo parmi les 10 premiers du général, avec 6 minutes de retard sur le leader et plus de 4 minutes d'avance sur le deuxième de ma catégorie. En course à pied, je sens que le gros travail des dernières semaines paie. La course à pied reste mon point faible, mais je réussi à augmenter mon avance sur le deuxième de ma catégorie et limiter la casse par rapport au classement général. Finalement, je veux faire mon recours, mais celui-ci n'est pas recevable, car je n'ai pas exécuté ma pénalité. Je suis disqualifié. Très déçu, mais satisfait de ma condition physique.

Coup de gueule contre le règlement

Le drafting, c'est le cancer du triathlon. Durant les 29 années de ma carrière de triathlète, les règlement ont continuellement changé. Presque tout à été tenté pour lutter contre ce fléau. J'essaie toujours de respecter le règlement, mais ce n'est pas évident de savoir s'il y a exactement 10 mètres d’écart entre 2 vélos, ni pour un athlète, ni pour un arbitre. Il y a des athlètes qui ont beaucoup moins de scrupule et qui ne sont pas sanctionnés. Les arbitres devraient être capables de mieux reconnaitre lorsqu'il y a drafting ou pas. En cas de doute, ils devraient demander à l'athlète d'augmenter sa distance. Je trouve totalement injuste et disproportionné de sanctionner de 5 minutes un athlète qui n'a pas drafté.

Conclusion

J'ai vécu une saison 2016 passionnant, avec des grandes satisfactions et aussi des déceptions. Je suis heureux d'être devenu champion suisse 2016 de triathlon, déçu de ne pas remporter le circuit et super motivé pour faire mieux en 2017.

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