mercredi 27 septembre 2017

Championnat du Monde de triathlon 2017 à Rotterdam: le jour J


En 2017, mon objectif principal était le championnat du monde de triathlon ITU, distance olympique, qui se déroula le 17 septembre à Rotterdam. J'y ai participé dans la catégorie des 45-49 ans. Voici le récit de cette expérience.

Préparation

Le triathlon s'est déroulé le dimanche. Il y avait 2 zones de transitions distinctes, ce qui nécessitait de bien s'organiser pour placer son matériel au bon moment au bon endroit. Les vélos devaient être déposés le jour avant, comme pour les épreuves de label Ironman. Le reste du matériel pouvait être placé le jour de la course. Nous étions plusieurs milliers de participants. C'était le plus grand rassemblement de triathlètes auquel j'ai participé. Très impressionnant.

La natation

La natation se déroulait au centre ville de Rotterdam, dans un bras du Rhin, nommé Meuse. L'eau était à 16°C, donc la combinaison néoprène était autorisée. Le parcours consistait en une seule boucle, très bien balisée. L'eau était calme, sans courant, ni vague et n'était pas salée.
Les départs se faisaient par catégorie d'âge. Dans ma catégorie, nous étions 145 triathlètes âgés de 45 à 49 ans. Mon départ était à 12h. Nous sommes entré dans l'eau une minute avant le coup de départ et chacun avait suffisamment de place pour ne pas être gêné par les autres nageurs. Je sort de l'eau en 10e position, en 21'42''.

Le vélo

Après la natation, avant de prendre son vélo, il fallait courir plus de 600 mètres. Comme j'ai eu un peu froid dans les derniers mètres de natation et que l'air était frais, j'ai décidé de n'enlever le haut de ma combinaison néoprène qu'au dernier moment. L'avantage est que j'ai réussi à me réchauffer complétement. L'inconvénient est que j'ai perdu quelques secondes à la transition.
Le parcours vélo était plat, mais avec de nombreux virages et beaucoup de secteurs pavés. Il y avait aussi du vent. Ma stratégie était de me concentrer sur la technique dans les virages et sur les relances, afin de mettre à profit ma grande capacité d'accélération. Presque tout c'est bien passé, sauf que j'ai perdu mon bidon après 10km, à cause des secousses provoquées par les pavés. Je me suis arrêté au tour suivant pour le récupérer. J'ai probablement perdu une vingtaine secondes dans l'opération, mais en retrouvant un moyen de m'hydrater, j'ai certainement éviter l'apparition de crampe en course à pied.
Je me suis senti très en forme sur mon vélo et ai réussi à parcourir les 40km en moins d'une heure, ce qui fût ma meilleure performance de l'année et m'a permis de rester dans le top 10, avant de commencer à courir.

La course à pied

Les 10km de course à pied se déroulait dans un très joli parc public. Je me suis là aussi senti en forme et réalise un temps de moins de 39 minutes pour la première fois de l'année. Cela n'a toutefois pas suffit à me maintenir dans le top 10. Je termine 19e de ma catégorie sur 145 triathlètes. Mon temps total est de 2h7'30''. C'est assez loin des mes objectifs initiaux, mais tout de même satisfaisant en tenant compte des difficultés rencontrées dans ma préparation. J'ai surtout eu beaucoup de plaisir à participer à cette gigantesque fête du triathlon.

L'atmosphère et les rencontres

Je suis habitué aux grandes épreuves du label Ironman, mais avec la grande finale ITU de triathlon, nous étions à niveau encore plus élevé. Il y avait plusieurs milliers de triathlètes. Des départs répartis sur 3 jours. Des athlètes pro, jeunes, amateurs et paratriathlètes.
L'ambiance était très bonne avec les autres membres de l'équipe suisse, ainsi qu'avec le staff. J'ai eu l'occasion de communiquer avec des stars de notre sport, telles que Javier Gomez ou Emma Jackson, ainsi que des légendes qui ont écrit l'histoire de notre sport telles que Rob Barel ou Christoph Mauch. Tous sont abordables et très sympas, un super exemples à suivre.

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