samedi 11 août 2018

Ironman de Norvège 2018: le plus beau parcours du circuit


En 2018, je me suis lancé le défi de participer à 2 ironman le même mois, dans le but de bien comprendre les implications sur la récupération. Le premier de ces ironman se déroulait à Haugesund le 1er juillet 2018. Je voulais visiter la Norvège depuis longtemps et ne fut pas déçu par la beauté des paysages, un mélange féérique de mer et de montagne.

Préparation

Ma préparation commença en hiver, avec beaucoup de volume en natation et beaucoup de qualité en course à pied. Le plan était de commencer par acquérir un bon niveau de base dans ces 2 sports, puis d'ajouter progressivement du vélo et finalement augmenter les distances pour être capable de tenir un ironman à une bonne vitesse. Comme d'habitude, tout commença très bien: mi-mars, j'avais atteint mon meilleur niveau des 10 dernières années dans les 3 sports. Malheureusement, fin mars, je me fais un claquage à la hanche droite lors d'une séance de vma à pied. Je prend quelques risques durant la phase de guérison et je me retrouve avec des inflammations sur toute la jambe droite. Je dois stopper mes entraînements de course à pied. Je veux compenser en nageant et roulant plus. Je fais notamment de très longues sorties vélo avec beaucoup de dénivelé et me retrouve en surentraînement, à moins de 2 mois de l'ironman. Je dois stopper mon entraînement et déclarer forfait pour l'ironman 70.3 de Rapperswil. 2 semaines avant l'ironman je tombe malade et dois prendre des antibiotiques. Finalement, 3 jours avant l'ironman, je suis remis de tout mes problèmes de santé et en forme pour prendre le départ.

La natation

La natation se déroulait dans un petit lac dont l'eau est à 18°C à cette période de l'année. Le parcours est entièrement délimité par des lignes d'eau, ce qui devrait permettre aux triathlètes de faire d'excellent temps. En fait, on s'est retrouvé souvent avec le soleil dans les yeux et la ligne d'eau était trop immergée pour être visible facilement. Les temps ne furent donc pas extraordinaires. C'est le seul sport où j'étais bien préparé et je sors premier de ma catégorie en 56 minutes.

Le vélo

Le parcours vélo se compose d'une seule boucle de 180km et nous fait visiter la région de Haugesund. Les paysages sont magnifiques et nous font oublier qu'il n'y a pas un seul mètre de plat. Nous devons gravir plus de 200 bosses et bien que nous ne dépassons jamais les 90 mètres d'altitude, nous terminons le circuit vélo avec 2200m de dénivelé. Durant la première moitié, je me sens bien et peu de cyclistes me dépassent. Ensuite, cela devient beaucoup plus dur, je ressens le manque d'entraînement, j'ai des douleurs à la nuques et aux bras, je commence à avoir des vomissements et à la fin je manque de force dans les cuises pour gravir les dernières bosses. Je parcours les 180km en 5h48min.

La course à pied

Le marathon se compose de 4 boucles dans la jolie ville de Haugesund. Bien que ce soit une petite ville, il y a de nombreux spectateurs pour nous encourager. Je commence à une allure correcte, mais rapidement, les vomissements ressentis à vélo deviennent de plus en plus fort et je ne peux plus m'alimenter. Je commence à marcher. Je m'arrête souvent pour vomir. Après 5h35min de pensum, je franchis la ligne d'arriver. En 12h28min, c'est de loin ma moins bonne performance sur cette distance, mais au moins j'ai réussi à devenir un ironman pour la 8e fois.

Conclusion

C'est le plus bel ironman que j'ai fait jusqu'à maintenant, mais certainement pas le plus facile. Le manque d'entraînement en fin de préparation a été pénalisant et ne m'a pas permis de réaliser une performance à la hauteur de mes attentes. Je garderai toutefois de très bons souvenirs de cette expérience, principalement grâce aux paysages à couper le souffle.

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