lundi 16 septembre 2013

Transformer son point faible en point fort: Mon expérience au triathlon de Morat

Il y a 15 ans, je courais les 10km d'un triathlon en 33 minutes. Toutefois, durant les 10 dernières années, je n'ai jamais réussi à courir en moins de 38 minutes et même pas moins de 40 minutes durant les 2 dernières années. Mes "amis" me disent: "c'est normal, c'est l'âge". Moi-même, je mettais l'excuse sur un terrible accident que j'ai eu le 15 avril 2000 et dont je ressens encore les conséquences. J'ai décidé, pour cette fin de saison, de prendre le risque de m'entraîner plus et beaucoup plus dur en course à pied pour voir si j'étais "définitivement perdu" pour ce sport ou non.

La phase d'entraînement

Je ne voulais surtout pas perdre mon bon niveau à vélo. J'ai donc
beaucoup rouler, mais avec nettement moins de séances intensives qu'habituellement. J'ai mis un peu de côté la natation en me concentrant sur des séances technique ou en lac avec combinaison. En course à pied, j'ai augmenté un peu mon volume d'entraînement, j'ai supprimé les séances lentes et les ai remplacées par des séances intensives. J'ai aussi ajouté des séances de musculation et de pliométrie afin d'augmenter ma force et ma tonicité musculaire. En moyenne hebdomadaire sur 2 semaines, j'ai nagé 6km, roulé 420km et couru 60km, ce qui fait environ 22 heures d'entraînement.

L'avant-course

Je me sentais en pleine forme et confiant, impatient de confirmer les progrès que j'avais ressentis à l'entraînement.

La natation

Ayant moins nagé qu'habituellement, ma tactique était de me concentrer sur ma technique, mon orientation et de suivre un bon nageur. Je réalise une performance correct, mais sans plus et sort de l'eau en 5e position de ma catégorie.

Le vélo

Je prend un bon rythme rapide et régulier dès le début. Je réussi à conserver ce rythme jusqu'à la fin des 40km. Malheureusement, il y a eu un moment où j'aurai dû accélérer pour rejoindre un "peloton", mais je n'ai pas réussi à le faire, j'avais l'impression d'être "bridé". Heureusement, "bridé à haute vitesse" ce qui me permet de rouler plus vite que le vainqueur de la catégorie pro, par exemple, et de revenir en 4e position de ma catégorie.

La course à pied

Dès le premier mètre, je me sens bien. Ma foulée et rapide et fluide. Au bout de 3 kilomètres, je prends la 3e place de ma catégorie, puis je rattrape les pros les moins rapides. Au 6e kilomètre, je ressens un gros passage à vide, des petites voix dans ma tête me disent de ralentir: "le 4e est loin, tu peux ralentir", "même si tu ralentis, tu auras couru beaucoup plus vite que d'habitude, donc pourquoi te faire mal?". Après 200-300 mètres, je réussi à chasser ces pensées négatives et reprends une bonne foulée. A la fin, je sprint pour éviter le retour du 4e. J'échoue à 8 secondes de la 2e place, mais super content de faire mon premier podium de l'année.

Conclusion

Avec une plus grande prise de risque à l'entraînement, je réussi à progresser en course à pied, sans me blesser. Désormais, cette discipline, celle de mes début en sport, est redevenu mon point fort en triathlon. Je suis super content et très motivé pour la suite de la saison.

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